Va, mon âme, au-dessus de la foule qui passe,
Le nid solitaire
Ainsi qu’un libre oiseau te baigner dans l’espace.
Va voir ! et ne reviens qu’après avoir touché
Le rêve… mon beau rêve à la terre caché.
Moi, je veux du silence, il y va de ma vie ;
Et je m’enferme où rien, plus rien ne m’a suivie ;
Et de son nid étroit d’où nul sanglot ne sort,
J’entends courir le siècle à côté de mon sort.
Le siècle qui s’enfuit grondant devant nos portes,
Entraînant dans son cours, comme des algues mortes,
Les noms ensanglantés, les voeux, les vains serments,
Les bouquets purs, noués de noms doux et charmants.
Va, mon âne, au-dessus de la foule qui passe,
Ainsi qu’un libre oiseau te baigner dans l’espace.
Va voir ! et ne reviens qu’après avoir touché
Le rêve… mon beau rêve à la terre caché !
Difficile de trouver une vie plus triste que celle de Marceline Desbordes-Valmore, errant de drames en drames.
Pourtant elle a su transformer ses douleurs en or, elle a écrit une œuvre romantique qui devrait l’associer systématiquement à un Musset ou un Lamartine.
~ incipit ~ Les livres ont dès lors peuplé ma solitude

Une « Camille Claudel” égarée dans le monde littéraire.
Plus que remarquée par Baudelaire, ses textes ont souvent été mis en chanson, comme le poème Les Séparés chanté par Julien Clerc.

Informations sur l’œuvre
ISBN : 978-2757816493
256 pages
Éditeur : POINTS (25/02/2010)
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