BASHŌ, Matsuo. Cent onze haïku

hyakunen no
keshiki o niwa no
ochiba kana

 
 













On a l’impression

qu’il a cent ans ce jardin –
tant de feuilles mortes !

Matsuo BASHŌ (1644 – 1694)

Fils d’un samouraï, Matsuo BASHŌ est né en 1644 à Iga-Ueno. Formé par un des maîtres du haïkaï, il consacra sa vie à la poésie.

A la mort de son seigneur, Bashō partit pour Edo (actuelle Tokyo) où il fonda une école et y enseigna les haïku auprès de disciples dont Kikaku, Ransetsu et Sanpū.

En 1680, il renonça à la vie mondaine, prit l’habit de moine et s’installa dans son premier ermitage où il planta un bashō (un bananier offert par ses disciples) et qui lui vaudra son surnom. En 1684, il entreprit des voyages et il mourut à Osaka en 1694. Ses disciples plantèrent un bashō sur sa tombe.

Bashō est considéré comme l’un des trois grands maîtres du haïkaï classique japonais. Auteur d’environ 2 000 haïkus, Bashō a donné ses lettres de noblesse au haïkaï, devenu une poésie subtile qui crée l’émotion par ce que suggère le contraste d’éléments naturels simples.


Le haïkaï est un type de poème japonais court, notamment codifié au XVIIème siècle par Bashō. Formé de 17 syllabes en une ligne décomposée en 3 vers (5 – 7 – 5 syllabes) en français, il fait référence aux saisons et à la vie quotidienne. Simple et ancré dans la réalité, il exprime un ressenti léger et éphémère.

Quand on connaît l’élégance, la simplicité et la beauté des jardins japonais, on ne peut imaginer un tapis de feuilles mortes jonchant le sol ! Tout en contraste et en image, ce court poème interroge sur le temps qui passe… sur la vie ! De quoi se nourrir de poésie et de philosophie !

Le choix d’un haïkaï fait aussi écho au défi du mois de février pour lequel nous vous proposons de lire un roman court (moins de 150 pages) !


Informations sur l’œuvre

Traduit du japonais par :  Joan TITUS-CARMEL

ISBN : 978-2864322917
128 pages
Éditeur : Verdier (05/1998)


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